BRETAGNE , le 14 février 2012 Des recrutements au ralenti pour les cadres en région Bretagne L’année 2012 devrait être au ralenti pour les cadres de la région Bretagne en 2012. Les entreprises bretonnes interrogées par l’Apec prévoient de recruter entre 4810 et 5370 cadres sur l’ensemble de l’année, soit une baisse comprise entre - 15% et -5% par rapport à 2011. Par ailleurs, 6% de ces entreprises qui ont répondu à l’enquête de l’Apec prévoient une augmentation de leur effectif cadre, alors que 4% anticipent une réduction. Ces pourcentages reflètent une prudence marquée de la part des entreprises bretonnes. Ces prévisions teintées de pessimisme succèdent à une année 2011 dont le bilan est positif : 5670 cadres ont été embauchés l’an dernier, soit 15% de plus qu’en 2010. En outre, ces mêmes entreprises indiquent que 1770 salariés ont bénéficié d’une promotion interne. Enfin au total, 7440 nouveaux postes cadres ont été créés sur un an. Recrutements de cadres en région Bretagne : - 5% en 2012
1. Au niveau régional Les entreprises de la région Bretagne interrogées par l’Apec, prévoient de recruter en 2012 entre 4810 et 5370 cadres, soit une diminution de 5 à 15% par rapport à 2011. Les trois principales fonctions recherchées devraient être l’informatique devant les commerciaux et la production industrielle /chantiers. Ainsi, 26% des embauches de cadres seraient réalisés dans la fonction informatique, 24% dans la fonction commerciale et 13% dans la production industrielle / chantiers. En ce qui concerne les secteurs, les Services seraient le plus « porteur » pour les cadres puisqu’il représenterait 63 % des opportunités. Juste derrière, le secteur de l’industrie correspondrait à 15% des recrutements. Les cadres confirmés (49% des recrutements) seraient les plus « courtisés » devant les jeunes cadres (28% des recrutements). Enfin, les cadres débutants devraient représenter 23% du total des recrutements. Les entreprises de la région Bretagne se révèlent moins optimistes qu’au niveau national. Ainsi, 6% d’entre elles envisagent d’accroître leur effectif cadre, 4% de le réduire, la majorité (90%) prévoient de le maintenir stable, alors qu’au niveau national, 9% prévoient d’augmenter, 5% de réduire et 86% envisagent de le maintenir stable. Enfin, les entreprises du Morbihan seraient les plus optimistes de la région : 7% prévoient d’augmenter la taille de leur effectif cadre, alors que 3% envisagent de le réduire. Pour autant ce sont les entreprises des Côtes d’Armor qui présentent la plus grande stabilité des effectifs cadres (96%) le document complet / 14 pages
2. Au niveau national Les entreprises interrogées par l’Apec prévoient de recruter entre 164 000 et 195 000 cadres, soit une évolution comprise entre -10% et +8%. Cette fourchette reflète la grande incertitude qui pèse sur les entreprises en matière d’embauches de cadres pour l’année à venir. Le contexte économique dans l’Hexagone et sur le plan international est particulièrement difficile à prévoir et peut, une nouvelle fois basculer d’un mois sur l’autre. Au total, on n’assisterait pas à un décrochage brutal des recrutements, comme ce fut le cas en 2009, mais le marché pourrait osciller entre un mouvement de hausse sur la lancée de 2011 et une stagnation des embauches de cadres. 9% des entreprises interrogées sur l’évolution de leurs effectifs de cadres en 2012, déclarent que ceux-ci pourraient augmenter, contre 10% pour 2011. Par ailleurs, 5% pensent que leurs effectifs pourraient diminuer, chiffre stable par rapport à l’an dernier. Ces pourcentages qui reflètent leur niveau de confiance, montrent que les entreprises ne devraient pas « surréagir » dans un contexte économique particulièrement instable, contrairement à ce qui s’était produit au moment de l’éclatement de la bulle internet en 2002. Au niveau sectoriel, l’Industrie devrait résister et recruter entre 26 800 et 31 200 cadres cette année, dans le sillage de 2011 durant laquelle 29 500 cadres ont été embauchés. Les Services devraient embaucher entre 110 000 et 135 000 cadres, soit plus des deux tiers du total. Le secteur serait tiré par les Activités informatiques et Télécommunications, l’Ingénierie-R&D et le Conseil et gestion des entreprises. Le volume d’embauches de cadres dans le secteur Commerce dépasserait les 16 600. Enfin, le secteur de la Construction, plus fortement soumis aux aléas conjoncturels, enregistrerait une baisse sensible pouvant aller jusqu’à 20%. . Pour ce qui est des fonctions, les recrutements d’informaticien(ne)s devraient rester à haut niveau, et se situer dans une fourchette comprise entre 26 700 et 35 000. La fonction « Etude, Recherche & Développement » reflèterait particulièrement la forte segmentation du marché : ce sont notamment les ingénieurs qui seraient les plus courtisés. Les cadres de la fonction Commercial verraient quant à eux leurs recrutements évoluer vers une stabilité à haut niveau : de 32 800 à 39 000 recrutements, soit 1 recrutement de cadres sur 5. A l’opposé, le volume des embauches dans la fonction Production industrielle-chantier accuserait une forte baisse, pouvant aller jusqu’à 18%, en lien avec la mauvaise tenue du secteur de la Construction. Le marché de l’emploi cadre devrait rester difficile pour les débutants . Ainsi, ce marché « dichotomique », verrait coexister des jeunes diplômés qui accèdent plus facilement à leur premier poste tels que les jeunes ingénieurs, et des jeunes issus de disciplines moins courtisées par les entreprises et peinant à trouver leur premier emploi. Au total, 31 000 à 37 000 postes leur seraient proposés, soit une baisse allant de 2% à 18%. Les cadres confirmés , dont les recrutements devraient être compris entre 85 000 et 97 800, représenteraient toujours la majeure partie des embauches. Enfin, les jeunes cadres représenteraient environ 30% des recrutements totaux sur ce marché. le document complet / 13 pages
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